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Le Goût

 

Du 17 au 23 octobre 2011



Les Saints Patrons

Repères de temps pour les paysans, ces saints sont aussi invoqués en cas de besoins...

Les plus officiels ont été reconnus par un acte du Siège apostolique ; la tradition orale, les corporations, les métiers en ont élus certains d'entre eux pour les invoquer dans des circonstances déterminées. Pendant leur vie ici-bas, ils ont exercé tel métier, rempli telle fonction, secouru telle misère ; on trouve alors juste de s'adresser à eux quand se posent à nous ces problèmes qu'ils ont bien connus.

Les Saints à notre table.....

Le choix d'un saint patron par un corps de métier est un usage qui remonte aux corporations médiévales. Il a pu être suggéré par son activité professionnelle, par un trait dominant de sa vie, de sa mort ou de sa légende.

La grande majorité des maîtres artisans et des marchands étaient regroupés en corporations. Ces associations de membres d'une même profession servaient principalement à défendre les intérêts des travailleurs : éviter la concurrence à l'intérieur du bourg, garantir l'exclusivité du marché urbain (monopole), fixation des salaires et des heures de travail. Ces corporations étaient souvent associées à des confréries religieuses qui veillaient aux besoins religieux et sociaux des membres. Chaque confrérie avait son patron (un saint ou une sainte), sa chapelle et ses fêtes religieuses.

03 janvier - Sainte Geneviève : patronne des bergères
Vierge à Paris (+ 500)
altElle est née à Nanterre vers 420. Alors qu'elle a sept ans, l'évêque saint Germain d'Auxerre, de passage, la remarque et la consacre à Dieu. C'est dans le monde qu'elle mènera sa vie consacrée.
Selon la tradition, en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n'a que 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l'invasion. Elle convainc également Clovis, dont elle a toujours été une partisane, de faire ériger une église dédiée aux saints Pierre et Paul sur le mons Lucotitius (qui porte aujourd'hui le nom de montagne Sainte-Geneviève), dans le Ve arrondissement de Paris, au cœur du Quartier Latin. Elle meurt en 512, à l'âge de 89 ans, dans l'ermitage de Paris, et est enterrée dans cette même église aux côtés de Clovis et rejointe plus tard par la reine Clotilde, ses plus célèbres disciples.
À la fin du XVe siècle, elle est représentée comme une jeune bergère entourée de moutons, peut-être par confusion avec Jeanne d'Arc et les représentations de vierges pastourelles.
17 janvier - Saint Antoine le Grand : patron des éleveurs de porcs et des charcutiers
Ermite en Egypte (+ 356)
altC'était un jeune homme riche, propriétaire terrien en Haute-Egypte.
Il devient orphelin à dix-huit ans et dès l'âge de vingt ans, il prend l'Évangile à la lettre et distribue tous ses biens aux pauvres, puis part vivre dans le désert en ermite dans un fortin à Pispir, près de Qeman. Là, à la manière du Christ, il subit les tentations du Diable; mais si pour le Christ cela ne dure que quarante jours, pour Antoine c'est beaucoup plus long et plus difficile, les démons n'hésitant pas à s'attaquer à sa vie. Mais Antoine résiste à tout et ne se laisse pas abuser par les visions tentatrices qui se multiplient : ce sont les célèbres tentations de saint Antoine.
Le père des moines s'éteint à 105 ans.
De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagnées d'un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle qui signale que cette tradition date de la fin du XIVe siècle, le cochon n'a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.
19 janvier - Sainte Germaine Cousin : patronne des bergers
Laïque (+ 1601)
altElle était née scrofuleuse, laide et difforme. Sa mère mourut quelque temps après sa naissance et son père n'avait qu'aversion pour elle. Il se remaria et la belle-mère la haïssait. Ils l'obligèrent à coucher sous l'escalier sur des sarments, lui donnant le minimum de nourriture. Il en fut ainsi de l'âge de neuf ans jusqu'à celui de vingt-deux ans où elle mourut.
Elle passait son temps avec les bêtes, aux champs. Ne sachant pas lire, elle récitait son chapelet. Mais tous les matins, elle entendait la sainte Messe laissant son troupeau qui jamais ne causa de dégâts chez les voisins, restant dans les limites qu'elle lui marquait avant de partir. Elle parlait avec Dieu et cela était pour elle toute joie. Un matin son père la trouva morte sous l'escalier et, à partir de ce moment, les miracles ne cessèrent d'authentifier sa sainteté. Elle fut canonisée en 1867.
On la représente avec sa quenouille, accompagnée d'un mouton, mais aussi avec son tablier ouvert sur un bouquet de roses.
21 janvier - Sainte Agnès : patronne des jardiniers
Martyre (+ v. 304)
altSainte Agnès est une sainte chrétienne et vierge martyre, fêtée le 21 janvier. Ses principaux attributs sont un agneau blanc, la palme du martyre, un rameau ou une couronne d'olivier, une épée ou un poignard et un bûcher en flammes.
Il est certain qu'il y eût à Rome vers cette date, une fillette de treize ans qui mourut volontairement pour la foi en Jésus-Christ. La nouvelle s'en répandit très vite chez les chrétiens de l'Empire. On s'indigna de la cruauté des bourreaux, on s'apitoya sur la jeune victime. Et comme on ne savait pas exactement son nom, elle est devenue "l'agneau" qui donne sa vie comme l'agneau de Dieu, d'où son nom d'Agnès.
22 janvier - Saint Vincent : patron des vignerons et des vinaigriers
Diacre de Saragosse, martyr à Valence (+ 304)
altVincent est né dans une famille noble à la fin du 3ème siècle, à Huesca, petite cité espagnole au pied des Pyrénées. Très jeune, il devient diacre puis archidiacre à Saragosse. Il était chargé de l'administration des biens de l'église mais il prêchait aussi dans les lieux de culte à la place de l'évêque de Saragosse. Il sut dominer les plus cruels supplices et, malgré ses souffrances, il chantait, riait et répondait avec humour aux humeurs de son tortionnaire, au point que saint Augustin dira de lui: "A travers cette ténacité, on discerne la puissance de Dieu."
On le représente portant un bateau, ceci rappelant qu'il fut embarqué pour être jeté au large. On le trouve souvent avec une serpette, un seau et des grappes de raisin, en sa qualité de patron des vignerons.
01 février - Sainte Brigide : patronne des laitiers
Vierge à Fiesole (9ème s.)
altSte-Brigide est née vers 450 en Irlande ; on la nomme parfois la seconde vierge Marie. Elle mène une vie irréprochable et retirée dans laquelle les évènements extraordinaires ne manquent cependant pas. Elle fut abbesse d'un monastère double qui devint bientôt un centre spirituel de l'Irlande. Un jour, le monastère reçoit la visite de nombreux évêques. En vue de leur réserver un accueil digne, elle a trait sa seule vache à trois reprises de telle sorte que cette dernière donna autant de lait que trois vaches laitières. A cause de ce miracle du lait, Ste-Brigide est vénérée comme patronne des femmes en couches et des laitiers. Elle est invoquée pour la protection des vaches, des poulaillers et du bétail en général. Son attribut principal est une vache couchée à ses pieds.
03 février - Saint Blaise : patron des éleveurs de bovins et ovins. Il est aussi patron des meuniers
Martyr en Arménie (+ 316)
altIl naquit, vécut et mourut en Arménie.
Il était médecin quand il fut choisit comme évêque de Sébaste. Il fit d'une caverne du mont Argée sa résidence épiscopale et y guérissait aussi bien les hommes que les bêtes sauvages.
En 316, Agricola, gouverneur de Cappadoce et de Petite Arménie, arriva à Sébaste sur ordre de l'empereur Licinius pour mettre à mort les Chrétiens et il fit arrêter l'évêque. Comme on le menait en prison, une mère mit à ses pieds son fils unique, qui était en train de mourir par étouffement d'une arête qu'il avait avalée, et l'enfant fut immédiatement guéri. Cependant le gouverneur, incapable de faire renoncer Blaise à sa foi, le fit battre, fit déchirer sa chair avec des peignes en fer et le fit décapiter.
06 février - Sainte Dorothée : patronne des maraîchers et des jardiniers
altVierge et martyre à Césarée de Cappadoce (3ème s.)
Originaire de Césarée de Cappadoce, où elle faisait l'étonnement des païens et l'édification des chrétiens par ses rares vertus. Pour la faire renoncer à sa foi, le gouverneur la livra à deux sœurs, Christine et Calliste qui avaient apostasié. Elle les fit revenir au Christ. Le gouverneur, furieux, les fit attacher dos à dos et brûler vives. Quant à sainte Dorothée, comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria, par raillerie, de lui envoyer "des fruits ou des roses du jardin de son Époux". Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu'on fût en février, et il les porta, de la part de Dorothée, à Théophile, qui confessa Jésus-Christ et subit le martyre ce jour même en rendant grâces à Jésus-Christ.
Dorothée est représentée en compagnie d'un ange et avec une couronne de fleurs. Parfois on la rencontre aussi portant un panier rempli de fleurs.
07 février - Saint Amand de Maastricht : patron des brasseurs, des marchands de vin
Evêque de Maastricht (+ 679)
altUn des grands missionnaires de l'époque mérovingienne.
Né en Aquitaine, il s'en vint d'abord mener quelques années de vie solitaire en Flandre puis partit sur les routes évangéliser la Flandre et le Brabant. Cet évêque itinérant, exerça son zèle surtout dans le nord de la France et en Belgique. Il lui advint même d'être battu jusqu'au sang et jeté dans la rivière par ceux qu'il voulait convertir. Il attendit 90 ans pour se reposer dans l'une des abbayes qu'il avait fondées et dont la localité prendra son nom : Saint-Amand-les-Eaux.
Son attribut est le serpent.
27 février - Sainte Honorine : patronne des bateliers
Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux).
Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche. Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré. Pour échapper aux invasions normandes, son corps est amené à Conflans-Sainte-Honorine (confluent de la Seine et de l'Oise) où de nombreux miracles se produisent.
Depuis, une procession a lieu tous les ans à Conflans-Sainte-Honorine.
En face de l'église paroissiale se trouve une maison avec une niche d'angle au premier étage contenant une statue en pierre de sainte Honorine érigée là en 1987 à l'initiative du père Jean Duvallet, alors aumônier national de la Batellerie. Cette statue fut apportée par des bateliers depuis le quai.
16 avril - Saint Druon : patron des bergers
Ermite à Sebourg, près de Valenciennes (+ 1189)
Saint Druon est une figure très populaire du folklore religieux du Nord de la France où il est donné comme patron des bergers. Sa légende remonte au XIIe siècle. Elle rapporte qu'ayant provoqué la mort de sa mère à sa naissance, Druon éprouva dans son enfance un puissant sentiment de faute personnelle.
Arrivé à l'adolescence, il s'enfuit du château familial, rompit tous liens avec sa classe aristocratique qui lui promettait un bel avenir et, afin de faire pénitence, s'engagea comme gardien de troupeau de moutons.
Considérant ensuite que seul le pape pouvait l'absoudre de ce qu'il regardait comme le meurtre de sa mère, il fit neuf fois le pèlerinage à Rome, sans jamais pouvoir rencontrer le souverain pontife. Il revint alors dans son village d'adoption, s'enferma dans un ermitage et, pendant quarante ans, jusqu'à sa mort, mena la vie de reclus.
19 avril - Saint Werner (ou saint Verny) : patron des vignerons
En Auvergne, en Bourgogne et en Franche-Comté.
Martyr (+ 1287)
Il vivait dans son pays natal, la Rhénanie quand, revenant de la Sainte Table, trois misérables se saisirent de lui à Oberwesel, l'attachèrent à un pilier la tête en bas, pour lui faire vomir l'hostie consacrée. Mais ils ne le purent, alors ils lui ouvrirent les veines. Son culte passa les frontières, se répandit en Franche-Comté puis en Auvergne.
Il y a plusieurs statues de lui dont une de saint Vernier jeune homme, vigneron: habit, chapeau, vigne. Saint Vernier, dit saint Verny en Auvergne, patron des vignerons est représenté avec l'habit traditionnel: jaquette, haut-de-chausses, jarretières, guêtres, souliers de cuir et chapeau de feutre; ses attributs: une serpette, un tonnelet de vin, un chien couché à ses pieds, un bouquet de fruits à la main gauche, il s'appuie sur un tronc écoté.
25 avril - Saint Marc : autre patron des éleveurs de bovins et ovins
Un des quatre évangélistes (1er s.)
altSaint Marc était probablement de la race d'Aaron; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.
C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.
Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr. Il est capturé et martyrisé par les idolâtres irrités de ses nombreuses conversions et mort en martyr de la chrétienté en 67.
10 mai - Saint Aurélien : patron des bouchers
Évêque de Limoges (3ème s.)
Saint Aurélien Cota vécut au 3ème siècle. Il est dit qu'il succéda à Saint Martial au poste d'évêque de Limoges. Il contribua à évangéliser le Limousin.
Son corps fut solennellement élevé de terre en 1316 dans l'église Saint-Cessateur de la ville et conservé ensuite par la corporation des bouchers dans la chapelle qui porte son nom.
15 mai - Saint Isidore : patron des laboureurs. Il est également patron des fermiers et de la ville de Madrid
Paysan (+ 1130)
altLui et sa femme furent toute leur vie domestique de ferme chez le seigneur Vergas dans la région de Madrid. Chaque dimanche, après la grand-messe dont il chantait la liturgie au lutrin, il passait sa journée en prière. Chaque jour il prenait sur son sommeil le temps d'aller à la messe avant de se rendre à son travail. Son maître voulut se rendre compte qu'il ne perdait pas ainsi des heures précieuses. Il vint un matin et, tandis qu'Isidore était en extase, il vit les bœufs continuant leur travail, comme s'ils étaient conduits par deux anges. C'est au roi Philippe III d'Espagne que l'on doit d'avoir un laboureur authentique dans le calendrier, car il avait été guéri par son intercession.
Il est habituellement représenté armé d'un fléau ou d'une gerbe d'épis de blé. Il a aussi été représenté en habit du XVIIe siècle, avec à ses pieds une charrue traînée par un petit personnage.
16 mai - Saint Honoré : patron des boulangers, des pâtissiers
Evêque d'Amiens (+ 600)
altHonoré naquit au village de Port-le-Grand, en Ponthieu, au début du VIe siècle.
Quand ce jeune homme dissipé annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir.
En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers.
05 juin - Saint Boniface : patron des brasseurs
Ordonné prêtre en 710
altLe bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l'assistant de son compatriote saint Willibrord.
Saint Boniface (né en 680) était un moine évangélisateur allemand qui voulait convaincre des druides des environs de Geismar, que le chêne n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l'exception d'un jeune sapin. À partir de là, c'est la légende qui entre en jeu. D'après elle, saint Boniface aurait fait de ce pur hasard un miracle, et comme il était en train de prêcher la Nativité, il en profita pour déclarer : "Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'Enfant Jésus."
En 754, saint Boniface, alors âgé de plus de soixante dix ans, est massacré avec cinquante-deux compagnons par des païens, probablement à Dokkum en Frise (Pays-Bas).
Ses principaux attributs sont l'habit d'évêque, la mitre et un livre traversé d'une épée. Il est parfois représenté baptisant des convertis, un pied posé sur un chêne abattu qui est le symbole de l'écrasement de la religion païenne.
08 juin - Saint Médard : patron des agriculteurs, des brasseurs
Evêque (+ 560)
altDisciple de saint Remi, il devint évêque de Vermand, près de Saint-Quentin. Son siège épiscopal ayant été détruit par les invasions barbares, il le transféra à Noyon. En 531, il accueille la reine sainte Radegonde qu'il consacre à Dieu. Il évangélisa la Flandre. Tous les traits qu'on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donnait de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décida jamais à punir les chapardeurs qui venaient voler le miel de ses ruches, les œufs de ses poules et les fruits de son verger.
« Il avait dix ans quand, rencontrant un pauvre paysan qui se lamentait d'avoir perdu son cheval, il courut en chercher un à l'écurie du château pour le remplacer. Lorsque son père, le seigneur Nector, s'aperçut qu'un de ses chevaux manquait, il partit à sa recherche ; mais une pluie se mit à tomber si dru qu'il dut rentrer à la maison. Quant au petit Médard, il était resté dehors sans être mouillé. Ce que voyant, le seigneur Nector et sa femme Protagia comprirent que le ciel approuvait leur enfant et décidèrent de laisser au manant son nouveau cheval. C'est sans doute ce miracle qui fit croire que, dès son arrivée au paradis, Médard avait été chargé de s'occuper de la pluie. " C'est de nouveau saint Médard qui abreuve ses poulains ", disent les paysans quand une averse vient interrompre leurs travaux champêtres. C'est le saint du calendrier le plus célèbre. »
15 juin - Sainte Germaine Cousin : patronne des bergers
alt...
24 juin - Saint Jean Baptiste : patron des couteliers, des tonneliers
Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)
altL'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation : "Voici qu'Elisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Trois mois plus tard, l'Eglise fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Elisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame " Son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place.
Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable: il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.
29 juin - Saint Pierre : patron des pêcheurs
Pape (1 er) et Saint Apôtre (1er s.)
altPierre a été, avec Jacques et Jean, le plus proche disciple de Jésus, le premier des douze disciples, chef et missionnaire de l'Eglise primitive, porte-parole des disciples, et, selon la tradition, premier évêque de Rome et premier pape.
Il était pêcheur de Bethsaïde, au bord du lac de Génésareth (Tibériade).
Dans le Nouveau Testament, Pierre est mentionné dans les quatre Evangiles. Il a été présent tout au long de la vie de son maître. L'événement le plus marquant de leur expérience commune est la "confession de Césarée", où Pierre a affirmé que Jésus était le Messie. Il suit Jésus lors de son arrestation et le renie trois fois lors du procès comme prédit par Jésus lui-même. A Pentecôte, Pierre annonce aux Juifs la résurrection de Jésus et baptise les premiers convertis.
Après avoir été arrêté deux fois à Jérusalem, pour fuir les persécutions d'Hérode Agrippa, il quitte Jérusalem pour Antioche, où il soutient que ceux qui se convertissent au christianisme peuvent se dispenser des rituels judaïques (circoncision et restrictions alimentaires). Une vive querelle l'oppose alors à Paul.
Il rend visite aux communautés chrétiennes de Galilée, de Judée et de Samarie. Il se rend en Rome, attire beaucoup de païens à lui. Le préfet le fait arrêter et crucifier la tête en bas (à la demande de Pierre). Cela se passe sous l'empereur Néron en 64.
11 juillet - Saint Benoît (de Nursie) : patron des agriculteurs
Benoît de Nursie (+547) est le fondateur de l'ordre bénédictin.
altC'était un jeune noble de Nursie en Ombrie.
A 15 ans, on l'envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques.
Benoît s'enfuit, car c'est "Dieu seul" qu'il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté.
Les moines d'un monastère voisin l'invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés et tentent de l'empoisonner.
Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les organise en prieuré et c'est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d'un prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin.
Il y mourra la même année. Emporté au Moyen Age d'une manière assez frauduleuse, ses reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenues Saint Benoît sur Loire.
12 juillet - Saint Uguzon : patron des fromagers
Martyr Berger en Lombardie
Il distribuait fromages et moutons aux pauvres. Son maître, mécontent, le tua.
Il est le martyr de Val Cavargna (Italie).
En France existe une confrérie, les Compagnons de Saint Uguzon ou Confrérie européenne de la Guilde de Saint Uguzon qui attribue aux artisans méritants une distinction.
20 juillet - Sainte Marguerite d'Antioche : patronne des paysans
Martyre (+ 275)
altSainte Marguerite d'Antioche de Pisidie ou Sainte Marina est une vierge martyre du IVe siècle.
Orpheline, elle passa son enfance à la campagne et se fit bergère près d'Antioche. Un préfet romain (Olybrius) la convoite. Emprisonnée, elle aurait chassé un démon de sa geôle par un signe de croix. Entre autres tortures, on la lacère avec un croc. Elle en réchappe miraculeusement.
On dit qu'elle fut avalée par un monstre et qu'elle en transperça miraculeusement le ventre pour en sortir.
Elle fut l'une des voix que Jeanne d'Arc entendit. Représentée avec sa petite croix, tenue devant un dragon. Dicton : "A la Sainte Marguerite, pluie Jamais au paysan ne sourit".
29 juillet - Sainte Marthe : patronne des cuisiniers
Vierge (+ vers l'an 81)
altSainte Marthe était sœur de Marie Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à Ses disciples. Honneur donc à la maîtresse de maison, sainte Marthe. Mais elle est toujours affairée et elle reproche à sa sœur de ne pas l'aider. Il vaut mieux recevoir dans la paix du cœur, que de voir la maîtresse de maison sans cesse à la cuisine, venir en éclair à la table, abandonner son hôte. L'essentiel c'est la convivialité, avec un équilibre des réalités.
Une belle légende dit que Jésus lui-même est venu l'accueillir à la porte du paradis.
30 juillet - Saint Sennen : patron des semeurs, Saint Abdon : patron des tonneliers
Martyrs du IIIe siècle
altPrinces persans qui renoncèrent aux pouvoirs terrestres pour rester fidèles au Christ.
Ils furent amenés à Rome, prisonniers à la suite des victoires de l'empereur Dèce. Les martyrs, ayant insulté la statue du soleil, furent fouettés cruellement, et on lâcha contre eux deux lions et quatre ours. Ces animaux se couchèrent à leurs pieds et devinrent leurs gardiens de telle façon, que personne n'osait s'approcher d'eux; enfin, des gladiateurs vinrent mettre fin aux jours des martyrs.
C'est là qu'ils furent égorgés en refusant de renier le Christ.
Leurs corps furent ramenés à Arles-sur-Tech, dans les Pyrénées. Ils furent transportés dans des foudres (tonnes) calés entre du blé et du vin.
C'est pourquoi ils préservent de l'orage et des coups de foudres, surtout Saint Abdon appelé Saint "Tape-donc."
10 aout - Saint Laurent : patron des cuisiniers, des rôtisseurs
Diacre et Martyr (+ en 259)
altSaint Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre.
Diacre et martyr, ayant refusé de livrer les biens matériels et les archives de l'église dont il a la garde, il fut torturé et brûlé sur un gril.
Saint-Laurent est le patron des cuisiniers. La légende rapporte que, torturé sur un gril, il dit à l'empereur Valériens : "Tu as cuit un côté ! Retourne-moi donc et mange..."
14 aout - Saint Arnoult : patron des brasseurs
Evêque (+ 1087)
altÉvêque de Soissons, originaire du Brabant, il se mit tout d'abord au service de l'empereur et du roi de France. Mais la carrière des armes n'était pas sa vocation. Sous le prétexte d'aller à la cour de France, il se rendit au monastère Saint Médard de Soissons et revêtit l'habit bénédictin.
Il vécut les trois premières années en ermite, mais fut élevé ensuite à la dignité d'abbé du monastère. Son hagiographie rapporte qu'il s'enfuit pour éviter cette nomination, mais un loup le renvoya de nouveau vers le monastère. Il devint ensuite prêtre puis évêque, une nouvelle charge qu'il repoussa d'abord. Lorsqu'un autre évêque prit en charge son diocèse, il put se retirer dans la vie monastique, et fonda l'abbaye Saint-Pierre à Oudenburg.
À l'abbaye, il entreprit de brasser de la bière, boisson aussi importante que l'eau au Moyen-âge. Pour ses vertus sanitaires, il vantait aux paysans la consommation de la bière. Le fait que l'eau soit portée à ébullition au cours du brassage la débarrassait en effet d'un bon nombre de microbes.
Il existe plusieurs effigies de saint Arnoult avec une pelle à brasser dans la main gauche, ce qui permet de l'identifier.
20 août - Saint Bernard : patron des apiculteurs
Abbé, Docteur de l'Eglise (+ 1153)
Saint Bernard, le prodige de son siècle, naquit au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future.
Dès 1115, après trois années de vie monastique à Cîteaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l'abbaye dont il restera père-abbé jusqu'à sa mort. Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes d'Europe devenant, comme on a pu l'écrire, «la conscience de l'Eglise de son temps». Sa correspondance abondante avec des princes, des frères moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil ne l'empêche pas de se consacrer à la contemplation tout autant qu'à l'action directe dans la société de son temps. Infatigable fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d'Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel.
Il mourut le 20 août 1153 à Clairvaux, et fut canonisé le 18 janvier 1174 par le pape Alexandre III.
24 août - Saint Barthélemy : patron des bouchers et tanneurs
Apôtre (1er s.) + vers l'an 71
altBarthélemy est, selon la Bible, l'un des douze apôtres accompagnant Jésus-Christ, d'après les Évangiles synoptiques de Matthieu, de Marc et de Luc.
Il aurait évangélisé l'Arabie.
Bien que certaines traditions affirment qu'il fut crucifié, noyé ou décapité, Barthélemy porte la dépouille de sa propre peau parce qu'il fut aussi écorché vif. Quelquefois, il tient en main le grand couteau qui servit à ce supplice.
30 août - Saint Fiacre : patron des maraîchers, des boulangers
Ermite près de Meaux (+ 670)
altFils d'un roi d'Ecosse ou d'Irlande, il émigra en France à l'époque mérovingienne.
Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par saint Faron, évêque de Meaux. Son ermitage donna naissance à la localité de Saint Fiacre. On lui prêta beaucoup de vertus guérisseuses après sa mort. Le roi Louis XIII portait une médaille de saint Fiacre et la reine Anne d'Autriche lui rendait grâce de la naissance de son enfant qui devint Louis XIV. Moine défricheur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu'il nourrissait des fruits et légumes qu'il cultivait pour eux. C'est pourquoi il est spécialement honoré par les jardiniers et les maraîchers de l'Ile-de- France.
Il est représenté en ermite ou en paysan avec une bêche et les évangiles.
01 septembre - Saint Loup (ou saint Leu) : patron des bergers
Evêque (+ 478)
Né à Toul vers 383, d'abord moine à Lérins, puis évêque de Troyes pendant près de cinquante ans.
Loup épouse la sœur de Saint Hilaire d'Arles. Devenu sept ans plus tard moine à l'Abbaye de Lérins en Provence, il est élu évêque de Troyes en 426. En 429, il accompagne Germain d'Auxerre, en Grande-Bretagne pour y combattre le Pélagianisme et vers 452, il défend la ville de Troyes contre Attila et ses Huns. Loup est pris en otage, mais la Cité est épargnée. Il meurt très âgé, en 479, après 53 ans d'épiscopat.
Loup passe deux années reclus au Mont Lansuine (à 15 km de Troyes) et deux autres à Mâcon où on le crédite de plusieurs miracles.
12 Septembre - Saint Guy : patron des laboureurs
Pèlerin d'Anderlecht (+ 1012)
altPaysan pieux et bon, né vers 950 dans le Brabant, il est choisi comme sacristain de sa paroisse Notre-Dame de Laeken. Mais un marchand de Bruxelles le persuade de s'associer à lui pour gagner de quoi faire davantage d'aumônes. Guy met tout ce qu'il a dans cette affaire. Les catastrophes s'accumulent jusqu'au jour où Guy s'en repent. Comme pénitence, il part en pèlerinage à Rome et à Jérusalem. Rentré sept ans plus tard, vers 1012, il meurt épuisé à Anderlecht. Dans les années qui suivirent sa mort de nombreux miracles se produisirent sur sa tombe et la vénération des fidèles ne fit que croître. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage très fréquenté.
22 septembre - Saint Phocas : autre patron des maraîchers
Martyr à Sinope (2ème s.)
Saint Phocas naquit dans la ville de Sinope, au bord de la mer Noire, d'un père nommé Pamphile, constructeur de bateaux, et d'une mère nommée Marie.
Dès qu'il sortit de l'erreur païenne, Dieu lui accorda la grâce d'accomplir des miracles. Il devint Evêque de Sinope et amena, tant par ses paroles que par ses miracles, de nombreux païens à la vraie foi.
Un jour, Dieu lui révéla que le moment du Martyre était venu : «Une coupe a été préparée pour toi, tu dois maintenant la boire». Il comparut devant le gouverneur Africanus et confessa avec audace sa Foi au Christ. Comme Africanus avait blasphémé le Nom du Christ et fait torturer le Saint, il y eut un tremblement de terre. Le gouverneur mourut. Mais, à la demande de sa femme, le Saint, miséricordieux, le releva par sa prière. Il fut conduit à l'empereur Trajan (vers l'an 101), qui le fit écorcher puis jeter dans un bain surchauffé, où le Saint remit son âme à Dieu.
Après sa mort, Phocas fit encore de nombreux miracles.
28 septembre - Saint Wenceslas : patron des brasseurs
Duc de Bohême et martyr (+ 929)
altEn mourant, Vratislas 1er, duc de Bohème, laissait deux fils : Venceslas, l'héritier âgé de treize ans, et Boleslas, de deux années plus jeune. Drahomira leur mère exerça la régence, mais restait attachée à l'ancien culte comme Boleslas, alors que Venceslas était devenu chrétien. Durant les cinq années de sa régence, elle persécuta les chrétiens et Venceslas lui-même devait se cacher pour entendre la messe. A 18 ans, quand il monta sur le trône, il construisit des églises, ouvrit des monastères, rappela les prêtres exilés. Il gouvernait sagement et ses mœurs étaient pures.
Pour témoigner son amour à Jésus-Hostie, il semait de ses propres mains le blé et pressait le vin destinés au Saint Sacrifice de la Messe; son bonheur était de servir à l'autel et de présenter au prêtre le pain, le vin, l'eau et l'encens.
Il fut assassiné par son frère qui convoitait le trône et avait pris la tête du parti païen. Boleslas l'attaqua par surprise devant l'église où il se rendait à la messe. Venceslas ne tira pas son épée. Il avait vingt-trois ans.
29 septembre - Saint Michel (Archange) : patrons des gaufriers et des tonneliers, des boulangers
Saint Archange
altSon nom signifie " Qui est comme Dieu ? " Adversaire victorieux de Satan, il est aussi représenté comme celui qui pèse les mérites de chacun à l'entrée du ciel. Il est le prince de tous les bons anges, le chef des forces du ciel, des armées célestes, le Champion du Bien.
Les Saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament. C'est lui, disent-ils, qui retint la main d'Abraham prêt à immoler son fils Isaac; c'est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles; c'est lui qui dirigea l'arche de Noé par-dessus les eaux du déluge; c'est lui qui lutta contre Jacob et le bénit; c'est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï; qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül .... Il a été le protecteur de la Synagogue; il est le protecteur de l'Église.
Les sanctuaires les plus célèbres qui lui aient été dédiés se trouvent sur le Mont-Saint-Michel (en Normandie, dans la Manche) et à Monte-San-Angelo (massif du Gargano, Italie).
En France, le 29 septembre était la date à laquelle les fermiers et métayers payaient leurs fermages après la récolte. C'est donc la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux, d'où l'expression à la Saint Michel, tout le monde déménage.
14 octobre - Saint Fortunat : patron des gastronomes
Poète chrétien du VIe siècle
altVenance Fortunat consacra sa jeunesse à l'étude de la grammaire, de la poésie, du droit et de l'éloquence. Vers l'âge de trente ans, guéri d'une ophtalmie, il forme le projet d'aller à Tours visiter le tombeau de saint Martin, auquel il attribuait sa guérison. Il se rendit à Poitiers pour se convertir et se noua d'amitié avec Saint Radegonde (ex reine, de 10 ans son aînée), elle le fit aumônier de son monastère.
Le sachant gourmet, elle lui faisait concocter de succulents repas dont il fit tant d'éloge dans ses poèmes, vantant que la bonne cuisine et les bons vins représentaient le paradis sur terre. Saint Fortunat savait pardonner les excès de ripaille par les thèmes littéraires de l'ivresse "sobre ébriété" ou bien encore, "il n'y a pas d'amour plus sincère que l'amour de la bonne chaire".
Saint Fortunat survécu 20 ans après Sainte Radegonde, il succéda à l'évêque Platon dans le diocèse de Poitiers vers l'an 600, mais ne cessa de confirmer que les bons repas étaient les biens innocents de la société.
Il mourut en l'an 609.
18 octobre - Saint Luc : patron des bouchers
Evangéliste, et évêque (1er s.)
altNé à Antioche, médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère, il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67.
Il est l'auteur d'un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus. Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic.
Vivant une vie de moine, il serait mort à l'âge de 84 ans.
Luc est symbolisé par le taureau, animal de sacrifice.
26 octobre - Saint Alor : patron des éleveurs de chevaux
Évêque de Quimper (6ème s.).
Saint Alor est le deuxième successeur de saint Corentin sur le siège épiscopal de Quimper selon une liste ancienne d'évêques du Haut-Moyen Âge.
Beaucoup de paroisses des régions de Pont l'Abbé et de Paimpol le choisirent comme saint patron.
03 novembre - Saint Hubert : patron des chasseurs ou des forestiers
Evêque de Tongres-Maastricht-Liège (+ 727)
altOn le dit apparenté à Charles Martel. Il épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de Maëstricht, l'entraînèrent vers la sainteté.
La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois "Chasser un jour pareil ? Pourquoi ne vas-tu pas prier?"
Dès le 11ème siècle, il était le patron des chasseurs. Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maëstricht.
Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.
25 novembre - Sainte Catherine : patron des meuniers
Vierge (+307)
altSainte Catherine, fille du roi de Cilicie, vivait à Alexandrie au IVe siècle. Convertie par un ermite, elle fut forcée par l'empereur Maxence à adorer les idoles païennes. Son refus lui valut le supplice de la roue garnie de pointes de fer. Cette roue s'étant miraculeusement brisée, la sainte fut décapitée. La tradition rapporte que son corps aurait été transporté par les anges sur le Sinaï. Son mariage mystique est à l'origine de nombreux chefs-d'œuvre de la peinture, notamment de Memling.
Fêtée le 25 novembre, invoquée pour la dermatose dénommée "roue de Sainte Catherine" en raison de la force des taches de cet eczéma, sainte Catherine est la patronne des meuniers et des filles à marier en raison de ses fiançailles mystique.
Les attributs de ses représentations iconographiques sont la roue, l'épée, la palme des martyres et l'anneau rappelant son mariage mystique avec l'Enfant-Jésus.
27 novembre - Saint Gulstan ou Goustan : patron des marins et pêcheurs
(11ème s.)
Le saint homme est né en Cornouaille britannique en 974. San Sten, en breton, tient son nom de l'étain.
A 18 ans, Goustan ou Gulstan est enlevé par des pirates. Au cours de leurs voyages, le jeune Goustan se blesse au pied. Abandonné sur l'île d'Ossa, il doit son salut, d'abord à la Providence qui lui fournit des poissons, ensuite à Saint Félix qui le soigne puis le convertit au christianisme. Saint-Goustan est souvent représenté avec un poisson à la main : c'est l'illustration de la légende qui l'entoure.
En 1025, Goustan devient moine et fonde un prieuré sur l'île de Hoëdic. Entre temps, il prie parmi ses frères moines de Rhuys. C'est là que reposent aujourd'hui ses restes, dans l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. Goustan est devenu le patron des marins et des pêcheurs.
30 novembre - Saint André : patron des pêcheurs
Apôtre et martyr (+ 62)
altIl était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : " Voici l'agneau de Dieu ", il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement.
Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4ème siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople.
01 décembre - Saint Eloi : patron des maquignons, charrons et forgerons et aussi chaudronniers
Evêque de Noyon (+ 659)
altNé en Limousin en 590, il est d'abord orfèvre et son talent lui vaut de travailler à la cour du roi Clotaire II, puis à celle de Dagobert qui en fait son conseiller. En 639, il devient prêtre puis évêque de Noyon. La légende stipule que le saint aurait coupé la patte d'un cheval pour le ferrer plus à son aise, puis l'aurait remise en place sans difficulté. Il est représenté en évêque portant un marteau, une enclume ou un fer à cheval et souvent accompagné d'une tête ou d'une patte de cheval.
06 décembre - Saint Nicolas : patron des bouchers
Evêque de Myre (+ v. 350)
Il naquit en Asie Mineure, devint évêque de Myre et, à ce titre, il assiste et souscrit au concile de Nicée en 325. Par contre, sa vie posthume est beaucoup plus riche, grâce aux légendes sans doute fondées sur la réputation de sa bonté envers les pauvres et les enfants. Son tombeau devient un lieu de pèlerinage, d'abord à Myre, puis à Bari en Italie où ses reliques furent transportées au XIème siècle pour les protéger des Musulmans.
07 décembre - Saint Ambroise : patron des apiculteurs et protecteur des abeilles
Ambroise de Milan (340-397)
altIl naquit en 340 à Trèves et est mort en 397. La tradition raconte qu'un essaim d'abeille se posa sur la tête de l'enfant qui dormait dans son berceau. Aux cris de la nourrice, le père accourut au moment où l'essaim reprenait son vol. Étonné de ce spectacle, il s'écria "Si Dieu prête vie à cet enfant, quelle sera un jour sa destinée !". Saint Ambroise fut élu gouverneur de Milan puis de Turin et nommé plus tard évêque.
Évêque de Milan de 374 à 397, est l'un des Pères de l'Église latine. Il est connu en tant qu'écrivain et poète, quasi fondateur de l'hymnodie latine chrétienne et lecteur de Cicéron et des Pères grecs, dont il reprend les méthodes d'interprétation allégoriques. Il est aussi l'un des protagonistes des débats contre l'arianisme. C'est auprès de lui que Augustin d'Hippone se convertit au christianisme. Il est honoré comme saint par l'Église orthodoxe et l'Église catholique qui le fête le 7 décembre.
08 décembre - Saint Macaire : patron des pâtissiers
Martyr à Alexandrie (+ 250)
Saint Eusèbe écrivit de lui : "Martyr de race libyenne, véritablement bienheureux par son nom et par la bénédiction de Dieu, il préféra être brûlé vif plutôt que d'apostasier sa foi."

et enfin, la Saint Glinglin...

Saint-Glinglin est un amuseur, forgé de toutes pièces par la fantaisie de la langue. L'origine remonterait au vieux mot sein qui désignait les cloches, "gli-glin" étant à la fois une onomatopée et le dérivé d'un verbe "glinguer", sonner. Le calembour était donc facile et grande la tentation - puisque ce sein était à l'église - d'en faire un "saint". En somme, c'était le saint qui fait glin-glin... Or, autrefois les gens repéraient les dates et même les saisons, non par le jour des mois mais par la fête des saints. C'est dans ce cadre que le saint fictif trouvât sa place : lorsque l'on parle d'une date si éloignée qu'elle en devient incertaine, on la fixe alors à la "Saint Glinglin"...

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